L'enseignement

Cette flûte aux sonorités singulières attire aussi bien des curieux n'ayant aucune pratique musicale, que des musiciens confirmés cherchant à explorer d'autres univers sonores, ou encore des personnes en quête d'expériences spirituelles. Comme tout instrument de musique, le shakuhachi nécessite une pratique régulière. C'est un instrument plutôt difficile à maîtriser. Le répertoire traditionnel est relativement limité et l'instrument ne permet que dans une certaine mesure d'aborder d'autres styles musicaux. Voilà le candidat étudiant prévenu : la route est longue et parfois pénible sur la rude voie du bambou !

Une flûte de bambou shakuhachi


Les cours

L'enseignement proposé mène de front l'étude de l'instrument et la théorie musicale particulière du shakuhachi. Les personnes n'ayant reçu aucune formation musicale peuvent commencer l'étude du shakuhachi, la méthode d'apprentissage mêlant globalement la pratique du souffle et la lecture des partitions. Comme toute transmission traditionnelle, l'étude du shakuhachi s'inscrit dans un temps long et lent demandant un véritable engagement de la part de l'étudiant. C'est pourquoi la fréquence des cours individuels est généralement d'une fois toutes les trois à quatre semaines laissant ainsi le temps d'intégrer le contenu de chaque cours. Chaque trimestre un stage d'un week end permet de faire le point et de pratiquer intensément le souffle et les pièces, c'est aussi un moment de partage d'expériences.

Partition de la pièce DaHa



L'esprit

Le shakuhachi permet d'approfondir la connaissance de soi grâce au travail sur le souffle. Et, récompense suprême, la flûte offre sa palette sonore à qui saura l'apprivoiser. Le timbre si particulier du shakuhachi peut fasciner le débutant. Obtenir le son idéal est en effet une quête sans fin. Comment trouver "le" son, son propre son, la signature d'un souffle reconnaissable entre mille ? Faire "un" avec la vibration au point de s'oublier soi-même ? Devenir le médium à travers lequel la flûte de bambou chante. Cela veut dire s'effacer, lâcher prise, ne plus vouloir à tout prix produire quelque chose, mais considérer les sons du shakuhachi avec bienveillance et respect comme des émanations de soi-même, quelles que soient leurs qualités. Laisser venir ce qui vient, laisser opérer ce qui doit advenir dans l'émerveillement de l'instant.

Stage au Dojo de l'Eléphant blanc en janvier 2013

dirigé par Teuhisa Fukuda



Une aventure...

Tel le souffle du vent, parfois murmure, parfois hurlement et toujours changeant.
La présence...
Le shakuhachi offre une palette infinie de bruissements, de chuchotements, de sanglots, de cris, de gazouillis, de coups de tonnerre, de gouttes d'eau, de silences... C'est l'évocation de la nature.
C'est la grande aventure du souffle.
Le souffle nourrit l'esprit et l'esprit développe le souffle.
Un chemin s'ouvre alors... un chemin pour la vie. 



L'école Hijiri Kai de Teruhisa Fukuda

Depuis 1999, La Voie du Bambou organise régulièrement des master classes sous la direction de maître Teruhisa Fukuda, fondateur de l'école de shakuhachi Hijiri Kai (groupe des Sages) à Tokyo.

A partir de 2008 La Voie du Bambou devient la branche française de l'école Hijiri Kai et un véritable lignage s'établit alors permettant à 4 membres de l'association d'obtenir le titre de Shihan afin d'enseigner à leur tour.

Maître Fukuda lance un pont entre tradition et modernité. Virtuose dans l'interprétation de pièces contemporaines ou revisitant le répertoire classique Honkyoku (solo méditatifs), il transmet les valeurs universelles véhiculées par le shakuhachi : spiritualité, bienveillance, profondeur, dévotion et générosité.

Horaires des cours : Nous contacter.